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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 20:30

Le PLU de la commune se termine dans le plus grand des secrets. Depuis les élections municipales de 2014 plus de nouvelle. Tous le monde au conseil municipale fait chut......

Silence radio. Habitants vous n'êtes pas concernés !!

L'association Aubetin Environnement ayant participée à l'élaboration de ce PLU par l'intermédiaire de son président en tant qu'élu dans l'ancienne municipalité, s'inquiète des changements qui ont peut-être été faits par la nouvelle municipalité après les élections sur le zonage du PLU.

Si un élu (ou des..) de ce nouveau conseil municipale ou un membre de sa famille ou amis se réserve le droit de mettre des terrains constructibles qui ne l'étaient avant les élections de 2014 dans le projet de zonage validé par l'ancien conseil municipale, l'association préviendra tous les habitants de St Augustin.

Nous vous tiendrons informé sur le projet de PLU de la commune qui va être voté début 2015.

PLU Saint Augustin

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 20:10
VILLAGES NATURE UNE CATASTROPHE POUR L'ENVIRONNEMENT

Villages Nature : ce projet immobilier contesté sera-t-il un nouveau Sivens ?

Villages Nature a l’ambition d’être l'un des plus gros sites touristiques de France une dizaine d'années. Villages Nature a l’ambition d’être l'un des plus gros sites touristiques de France une dizaine d'années.

Jeudi, Manuel Valls se rendra en Seine-et-Marne pour assister à la pose de la première pierre de Villages Nature, un gigantesque complexe immobilier destiné à devenir l'un des plus gros sites touristiques de France. Mais sur place, la résistance à ce projet grandit. Les écologistes d'EELV opposés aux Villages Nature, opération immobilière menée par Euro Disney et Pierre et Vacances en Seine-et-Marne, ont dénoncé ce mercredi le soutien du Premier ministre à ce projet, à la veille de la pose de la première pierre. Ce gigantesque projet touristique, dont la première tranche de travaux doit s'ouvrir mi-2016 à six kilomètres de Disneyland Paris, "est un grand projet inutile qui gaspille des terres agricoles, naturelles et forestières", a déclaré Mounir Satouri, le président des élus EELV de la région Île-de-France. Le Premier ministre, Manuel Valls, doit assister à la pose de la première pierre jeudi.

Après d'autres mobilisations autour de projets qualifiés "d'inutiles", comme l'aéroport Notre-Dame-des-Landes près de Nantes, le barrage de Sivens dans le Tarn ou la Ferme des Mille vaches dans la Somme, l'élu écologiste estime que "tous les ingrédients sont réunis" pour que l'opposition aux Villages Nature, jusqu'ici très discrète, prenne de l'ampleur.

Le groupe Pierre et Vacances est d'ailleurs déjà confronté à une forte opposition à l'un de ses projets, le Center Parcs de Roybon en Isère.

"Faire de la géothermie pour chauffer un lac, c'est stupide" Le plan d'urbanisme de Villages Nature, destiné à devenir l'un des plus gros sites touristiques de France, prévoit à terme, dans une dizaine d'années, jusqu'à 5500 appartements et cottages et 150.000 m2 d'équipements sur 500 hectares, une surface grande comme sept Center Parcs.

Quant aux prétentions écologiques de cette "opération de promotion immobilière au service de privilégiés", "c'est du greenwashing" (de l'écoblanchiment, un alibi écologique utilisé par certaines entreprises, ndlr), selon Mounir Satouri: "Faire de la géothermie pour chauffer un lac, c'est stupide", estime-t-il.

Outre un parc aquatique couvert, l'un des plus grands d'Europe, un lagon extérieur de 3500 m2 est prévu, chauffé à plus de 30 degrés grâce à de l'eau chaude puisée à 1,8 km sous terre. "Il est indécent" de consacrer de "l'argent public, venant de l'État et de la région, à enrichir des spéculateurs immobiliers", affirme l'écologiste.

Les Villages Nature sont une opération privée, avec une participation de la Caisse des dépôts. Mais les investissements publics associés, principalement des aménagements routiers et ferroviaires prévus pour la desserte du site ainsi que pour les alentours, pourraient atteindre 110 millions d'euros à terme, selon EELV. Les promoteurs du projet prévoient qu'il permette de créer dans un premier temps 4500 emplois, dont 1600 directs.

Article du 10/12/2014 sur LCI

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 20:33

Stop au gaspillage des terres L’emprise de l’urbanisation s’accélère depuis les années soixante. La réglementation a récemment évolué, mais le monde agricole doit prendre l’initiative et s’impliquer auprès des collectivités locales pour limiter l’artificialisation des sols.

CHAQUE ANNÉE, 78 000 HECTARES DE TERRES AGRICOLES disparaissent au profit de l’urbanisation. Les Français sont de plus en plus gourmands en espace.

Le développement de la maison individuelle constitue le principal moteur de l’artificialisation des terres agricoles, passant de 41 % du parc de logements entre 1950 et 1975 à 62 % aujourd’hui. D’où un étalement urbain grandissant qui s’accompagne également d’un besoin accru en infrastructures de transport. Aujourd’hui, cette extension urbaine se retrouve aussi bien à proximité des agglomérations qu’au sein des zones rurales, provoquant un mitage de l’espace agricole qui perturbe le fonctionnement des exploitations.

La profession tire la sonnette d’alarme depuis des années. Mais rien n’y fait… Malgré la volonté de lutter contre le gaspillage des terres pourtant inscrite dans la loi SRU de 2000 relative au renouvellement urbain, les outils destinés à protéger les terres agricoles semblent inefficaces. De nouveaux textes récents visent à freiner cette tendance. La loi Grenelle 2 et la loi de modernisation agricole adoptées en 2010 ont rénové le cadre juridique des documents d’urbanisme et créé de nouveaux outils. «Mais leur efficacité implique deux conditions, analyse Carole Robert des chambres d’agriculture France. Une implication et une réelle mobilisation des élus locaux d’une part, et un accompagnement des exploitants agricoles pour s’adapter aux nouveaux enjeux de leurs territoires d’autre part. » « Aujourd’hui, les maires peuvent trop facilement changer le zonage d’un simple coup de crayon! », peste François Tacquard, consultant en développement des territoires.

Et, le rôle des Safer dans la gestion de l’espace rural reste somme toute relativement limité. Rien ne changera sans une prise de conscience collective et une réelle volonté politique. La profession agricole peut agir là-dessus. De belles démarches ont déjà engagées aux quatre coins de l’Hexagone pour lutter contre une urbanisation à outrance ou mal maîtrisée. Nous vous proposons d’en découvrir quelques-unes dans ce dossier: en Loire-Atlantique, autour de la métropole rennaise et dans le pays voironnais en Isère.

Citons un autre heureux exemple dans le Haut-Rhin où la communauté de commune de la vallée de Saint- Amarin a fait le choix de restituer des terres à l’agriculture en allant jusqu’à démolir des friches industrielles pour refaire des prairies de fauche sur des terrains plats.

Espérons que ces expériences fassent des émules. S’il reste difficile d’agir car la réglementation est complexe et les prises de décision diffuses, la seule solution est de garder la main sur les dossiers, notamment au niveau municipal ou intercommunal. Et à chacun de faire prendre conscience à ses élus que la terre agricole n’est pas seulement une réserve à disposition des villes.

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 20:04
Pierre et Vacances va détruire des zone humides en Isère et va également détruire 500 hectares en Seine et Marne pour les Villages Nature.

Malgré l'avis défavorable de la commission d'enquête publique, le préfet de l'Isère a donné son feu vert à la construction du complexe touristique dans le massif des Chambaran, classé zone naturelle sensible.

Quel est ce projet? À l'automne 2007, la société Pierre & Vacances entame les premières démarches auprès de la ville de Roybon, dans l'Isère, pour installer un Center Parcs dans le massif des Chambaran. 1000 cottages, un espace aqualudique, des boutiques et restaurants, ainsi qu'une salle de congrès seront déployés sur environ 200 hectares. La vaste base de loisirs devrait s'accompagner de la création de 700 emplois permanents, dont 468 à temps plein, et générer 12 millions d'euros par an de retombées économiques, indique le protocole d'accord signé entre l'État et Pierre & Vacances.

L'investissement global est évalué à 387 millions d'euros. Le conseil général participe à hauteur de 15 millions d'euros, répartis entre la modernisation des réseaux d'eau et d'assainissement ainsi que l'aménagement des voies d'accès et de stationnement. La communauté de commune participera pour 4,5 millions d'euros aux travaux d'assainissement. La région Rhône-Alpes doit débloquer 7 millions d'euros destinés à la formation. •

Pourquoi est-il contesté? Comme à Sivens ou Notre-Dame-des-Landes, le «Center Parcs de la forêt de Chambaran» est qualifié de «grand projet inutile et imposé» par ses détracteurs. Ils s'appuient sur l'avis négatif d'une enquête publique publiée en juillet dernier : «À l'examen de toutes les observations, tant écrites qu'orales, du public (...) et après avoir auditionné des experts, la commission émet unanimement un avis défavorable au projet». Absence de délimitation et de caractérisation de la zone humide, sous-évaluation de la surface détruite et impactée, insuffisance des mesures compensatoires, risques de crues et d'érosion... Au total, douze points rédhibitoires sont exposés. «Le site est sensible sur le plan environnemental, avec la présence de deux Zones Naturelles, de corridors écologiques et d'un site Natura 2000», rappelle la commission. Les anti font aussi le parallèle avec le barrage de Sivens.

Un projet pour lequel la Commission publique a rendu un avis positif et où 13 hectares de zones humides doivent être détruites contre 76 à Chambaran. Ces zones humides jouent notamment un rôle pour les nappes phréatiques qui alimentent une centaine de communes en eau potable. Le projet met aussi en péril l'habitat de près de 35 espèces animales et végétales protégées. Par ailleurs, sur les 727 observations du public recueillies dans l'enquête, 60 % y sont opposés. • Qui sont ces opposants? L'implantation du village est contestée par les défenseurs de l'environnement. La fédération de pêche de la Drôme, la fédération de Protection de la Nature (Frapna) d'Isère et de la Drôme ont multiplié les recours en justice. Depuis 2010, une association d'habitants

Pour les Chambaran Sans Center Parcs informe et mobilise contre le projet. Ces dernières semaines, des zadistes ont également fait leur apparition dans la fôret, devenue une Zone à défendre (ZAD). La contestation a pris de l'ampleur: ils étaient 600 à manifester la semaine dernière. Les élus d'Europe-Ecologie-Les Verts sont aussi sur le front. Sur France Bleu Isère, la députée européenne d'EELV Michèle Rivasi a appelé Ségolène Royal à stopper le chantier de défrichement de Roybon qui a démarré «alors que les commissaires enquêteurs avaient donné un avis négatif». La ministre de l'Environnement, pour l'instant muette sur le sujet, est prévenue: «Tu arrêtes Sivens mais il faut arrêter le Center Parcs aussi. Sinon on va avoir des violences comme on a eu à Sivens», a lancé l'élue écologiste.

• Quels sont les arguments des partisans? De gauche comme de droite, la majorité des élus des collectivités locales se sont déclarés favorables au projet. Le nouveau maire de la commune de Roybon, Serge Perraud, a signé la vente du terrain le 17 octobre. «Ce qu'il faut retenir c'est que le projet va générer 450 équivalents temps plein», a-t-il déclaré sur France 3 Alpes. Dans un contexte de crise, l'arrivée de Center Parcs est «une vraie bouffée d'oxygène» pour les entreprises de BTP. Des citoyens pro Center Parcs se sont aussi regroupés autour de l'association Vivre en Chambaran. De son côté, Pierre & Vacances assure avoir pris en compte les observations de la commission d'enquête et réaliser un ouvrage respectant l'écosystème local. La capacité du bassin principal de stockage des eaux pluviales a par exemple été revue à la hausse, en passant de 2500 m3 à 8500 m3. •

Où en sont les travaux? L'ouverture, initialement prévue pour 2013, a été reculée à 2017 suite aux recours judiciaires. En octobre, après un avis consultatif favorable du Conseil départemental de l'environnement, le préfet de l'Isère a publié deux arrêtés préfectoraux au titre de la Loi sur l'Eau et des espèces protégées autorisant Pierre & Vacances à commencer les travaux. Le groupe a aussitôt entamé le défrichement. «Cela va se passer en trois phases: d'abord, nous procéderons à la coupe du bois. Ensuite, l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) va réaliser des fouilles. Enfin, nous passerons au dessouchage. Tous ces travaux vont durer jusqu'au début de l'été 2015», indique Eric Manier, le directeur grands projets du groupe. «Ils travaillent sept jours sur sept pour accélérer et passer en force», déplore Stéphane Perron, président de l'association Pour les Chambaran sans Center Parcs.

De nouveau, l'association va déposer une requête en référé et une sur le fond devant le tribunal administratif de Grenoble pour dénoncer l'illégalité de l'autorisation préfectorale. Elle joint ainsi les derniers recours déposés par les pêcheurs de la Drôme et la Frapna. Une démarche soutenue par les écologistes. «Il y a une grosse fragilité juridique du projet, il pourrait être déclaré illégal sur le fond», espère Olivier Bertrand, conseiller général EELV. Contactée par Le Figaro, la préfecture de l'Isère n'a pas encore répondu à nos questions.

Merci à tous pour vous mobiliser aussi, contre le projet des Villages Nature en Seine et Marne.

Photo prise en Seine et Marne, pas très nature.

Aubetin Environnement

Pierre et Vacances va détruire des zone humides en Isère et va également détruire 500 hectares en Seine et Marne pour les Villages Nature.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 20:36

01-22-PLU

La réunion du Mardi 4 novembre 2014 sur le PLU de Beautheil, Mauperthuis et Saints a été une vraie mascarade organisée par des élus qui veulent faire avaler un projet de PLU aux habitants sans concertation. Etaient présent le Maire de Mauperthuis et Mr Jacotin maire de Saints.

L’architecte travaillant sur le projet de PLU a dit aux habitants qu’il y aura juste une réunion et c’est tout. L’enquête publique se fera au mois de janvier 2015 c’est comme cela.

 

Aucun plan du projet de PLU n’a été affiché dans la salle.

Pour voir les seuls plans visionnés sur l’écran, il fallait avoir de bons yeux. Le seul plan de zonage visionné est passé rapidement.

 

Habitants de Mauperthuis, Saints, et Beautheil passés votre chemin il n’y a rien à voir !!!! Travaillez et payez vos impôts et laissez nous faire !!!!

 

Il ne faut pas en vouloir à Mr Carlier maire de Mauphertuis, il s’est retrouvé parachuté là dans un siège bien trop grand pour lui, sans compétences pour le poste et encore moins pour l’urbanisme.

 

Habitants de Mauperthuis, pour Noël offrez à votre maire le Code de l’Urbanisme.

 

Affaire à suivre !!!!

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 19:56

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Suite au déplacement du monument aux morts sur la place de l’église, Mr le maire ainsi que certains de ces adjoints et conseillers ont pour projet d’abattre l’if qui se trouvait derrière le monument afin d’aménager le carrefour.

 

            Cet if est remarquable, il a 100 ans, il appartient à l’histoire de Saint Augustin et de la France.Ce sont les anciens combattants qui après la guerre ont plantés cet arbre au pied du monument aux morts. Couper un arbre rempli d’histoire serait un affront pour les personnes qui durant cette guerre ont défendus la liberté de la France.

 

            Une habitante de Saint Augustin a rencontré le CAUE de Coulommiers qui lui-même a reconnu que cet arbre était remarquable et qu’il était tout a fait possible d’aménager le carrefour en le conservant.

 

            L’association demande à Mr le maire d’abandonner ce projet d’abattage et de faire le nécessaire pour mettre en valeur ce magnifique arbre.

 

            Cet arbre appartient à tous les habitants de Saint Augustin, ce n’est pas un seul homme qui peut se permettre de décider de l’abattre 100 ans après.

 

Mobilisons-nous pour dire non à ce projet et exprimez vous sur le blog .

 

Aubetin Environnement

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 07:59

Vue aérienne d'un lotissement, en Bourgogne.

Vue aérienne d'un lotissement, en Bourgogne.

 


 


Le paysage français, c'est nous: c'est la possibilité de dire nous, bien au-delà des toutes petites cases de l'identité et d'une essence par nature exclusive, si tant est qu'elle existe, enchaînée à nos «racines», réelles ou imaginaires. Nous, Français. Ce paysage est l'expression physique, charnelle et immédiate, des belles et désuètes abstractions que nous appelons sentiment national et appartenance républicaine.

Qu'advient-il de ce «nous» quand le paysage qui est son miroir ne reflète plus qu'une chose informe et homogène, morne, lisse - globale? Y a-t-il encore lieu de se sentir français devant la zone qui métastase partout sur le territoire, épargnant les seuls centres urbains, mais dévorant hectare après hectare les tissus de la banlieue, les fibres de la campagne profonde?

Un pays sans paysage ne saurait avoir de peuple. Un peuple dont le reflet s'efface derrière le décorum universel du consumérisme et de l'utilitarisme ne peut avoir d'amour-propre, ni de conscience commune. Il est inexorable que, ne sachant plus s'aimer, ce peuple s'abandonne aux consolations narcissiques d'identités de fortune, fabriquées, fantasmées, et se réfugie dans la psychose du communautarisme, indigène ou d'ailleurs.

Qu'advient-il de ce « nous » quand le paysage qui est son miroir ne reflète plus qu'une chose informe et homogène, morne, lisse globale ?

Cet été, sur la route, arrêtez-vous au hasard et regardez la France. Vous y verrez peut-être la beauté du terroir, la prodigieuse richesse de notre pays, richesse tantôt traditionnelle, produit de son histoire, ou richesse contemporaine, signe de sa vivacité.

 

Mais, si vous avez moins de chance, voici ce qui se dressera devant vous: le déjà-vu glauque d'un centre commercial, d'un concessionnaire de voitures, d'une zone d'activités. Ce paysage-là n'est pas français ; il est de partout, et de nulle part. C'est l'anti-paysage des pays qui ont renié la géographie au nom de l'espace efficient, leur singularité au nom d'un anonymat où nul ne se sentira étranger, mais où personne, hélas, ne peut avoir envie se sentir chez soi.

La disparition du paysage est une maladie dont les vieux pays européens ne sont pas sûrs de guérir. Chez nous, elle porte en elle une déstructuration sociologique que Christophe Guilluy a mise en lumière à travers son concept de France périphérique, il y a quelques années déjà. Mais la France dépaysée qui se dessine aujourd'hui sous nos yeux présente des symptômes qui dépassent le fait social, à la fois politiques, écologiques, culturels et architecturaux.

Nous ne sommes pas seulement face aux effets d'un urbanisme négligent, d'une politique d'aménagement qui a renoncé à aménager ; nous assistons, en consommateurs compulsifs et hébétés, à l'atomisation de notre modèle de citoyenneté et à l'avènement d'un individualisme tocquevillien, sans caractère, sans vigueur et sans âme.

Formulons-nous ici un jugement de valeur, fatalement réactionnaire, du beau qui a les moyens contre le laid des fauchés? Bien au contraire: la tension croissante entre les grandes villes où se concentrent culture, dynamisme et richesse, et les non-lieux où s'enfoncent classes moyenne et populaire, c'est à nos yeux le plus grand danger de ce devenir-global du paysage français.

À la métropole, intra muros, les infrastructures dernier cri, le sentiment que tout est accessible, ouvert, les bienfaits de la mondialisation ; au reste du pays toutes ses tares, l'uniformité, la solitude, la fatalité de la fermeture et de l'enclavement. La moitié de la France ne sait plus où elle habite - il y a dans cette dualité territoriale le ferment d'antagonismes qui ne sont pas soutenables.

Nous savons à présent que la bombe pavillonnaire est amorcée. Faudra-t-il attendre qu'elle nous explose au visage pour prendre conscience que la défiguration de notre paysage ne se réduit pas à une calamité esthétique ?

Nous savons à présent que la bombe pavillonnaire est amorcée. Faudra-t-il attendre qu'elle nous explose au visage pour prendre conscience que la défiguration de notre paysage ne se réduit pas à une calamité esthétique? On ne peut, d'un côté, avoir une politique patrimoniale qui pétrifie l'intérieur des grandes villes, Paris en tête, dans un formol muséographique, et, de l'autre, livrer tout ce qui n'a pas de vieilles pierres ou de valeur ajoutée touristique aux forces aveugles du marché. Le Louvre ou le hangar, la carte postale ou le terrain vague: nous refusons cette alternative à laquelle semblent nous condamner les desseins orwelliens de ceux qui ont rêvé une France postindustrielle, tertiaire, virtuelle.

 

Retrouver l'amour de notre paysage, c'est retrouver un peu de ce nous qui brille par son absence à l'heure où le «vivre-ensemble» s'est imposé comme totem républicain, à défaut de régner dans les faits. Sentiment national et amour platonique ne font pas bon ménage: nous ne pouvons nous sentir français sans aimer la réalité physique de la France. Reflet d'une appartenance toujours en mouvement, libérée des chaînes de l'ontologie ethnoculturelle, le paysage français nous promet et nous oblige par sa diversité: il nous promet l'égalité dans nos différences, et il nous oblige à la cohésion.

Il appartient au pouvoir politique, national et local, de ne pas briser ce miroir, sans quoi nous ne serions plus que l'ombre de nous-mêmes, errant comme des âmes en peine à travers les mirages du village mondial, où tout est identique et indiscernable.

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 16:50

 

 

 

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FIGAROVOX/TRIBUNE - Inspirée par la douceur estivale, Natacha Polony déplore la disparition progressive des paysages de la France rurale, aujourd'hui menacés par l'agriculture industrielle et la pollution.

         

Natacha Polony est chroniqueuse au Figaro. Son dernier livre, Ce pays qu'on abat, vient de paraître.


Le soleil écrase les sons et déploie les senteurs de verveine et d'herbe coupée. Une abeille bourdonne paresseusement. L'eau de la rivière prend des teintes turquoise. Et dans la tranquillité du jour qui passe, immanquablement, un des amis présents évoque le temps où la pêche était bonne. Le temps où les brochets et les perches mordaient aux hameçons des moins expérimentés, où les anguilles se jetaient dans les nasses, où les écrevisses se laissaient ramasser par les enfants audacieux. Un autre se souvient de ces éclosions d'éphémères qui, certains soirs d'août, empêchaient les voitures de rouler en tapissant les pare-brise. Et des dizaines de papillons qui s'égayaient quand on courait dans les herbes.

On trouvera bien sûr des progressistes pour s'agacer de ces relents nostalgiques. Ceux notamment que n'a jamais émus la fascinante pérennité d'un paysage où se marient l'époustouflante beauté de la nature et le patient travail des hommes.

On trouvera bien sûr des progressistes pour s'agacer de ces relents nostalgiques. Ceux notamment que n'a jamais émus la fascinante pérennité d'un paysage où se marient l'époustouflante beauté de la nature et le patient travail des hommes. Mais tous les autres, s'ils ont un semblant d'honnêteté, avoueront s'être fait la remarque. Ceux qui allaient aux écrevisses dans le Jura, ceux qui pêchaient le brochet dans l'Indre et ceux qui allaient à la chasse aux papillons dans les frais bocages de Brassens. À quel moment tout cela a-t-il basculé? Il y a trente ans? Quarante ans?

L'un raconte que depuis la construction de la centrale nucléaire de Blaye, les esturgeons, les lamproies et les pibales ont disparu. Les poissons venaient se prendre dans les filtres et mouraient par dizaines. Et puis on n'en a plus vu. L'autre cite cette revendication des ouvriers qui exigeaient de ne pas manger de saumon plus de deux fois par semaine. La Loire en regorgeait et c'était le menu quotidien. La pêche en est aujourd'hui interdite, mais est-ce bien nécessaire puisqu'il n'en reste aucun? 80 % des rivières françaises sont polluées. Une étude vient de démontrer que les fruits bio contiennent sept fois moins de résidus de pesticides que les fruits de l'agriculture conventionnelle. Ô étonnement! Jusqu'à présent, les études publiées s'échinaient à prouver que les produits bio n'avaient pas de propriétés nutritionnelles supérieures. Pas de vitamines en plus. Normal, puisque ce n'est pas ce qu'on leur demande. Mais en effet, ils préservent la terre et omettent de nous empoisonner. C'est bien suffisant.

Aux États-Unis, la culture massive de plantes OGM résistantes au Roundup a permis d'inonder les terres de cet herbicide. Résultat, une mauvaise herbe est devenue à son tour résistante. Pour la combattre, les autorités viennent d'autoriser la culture d'OGM résistants à l'un des composants du fameux «agent orange», cet herbicide qui, déversé sur le Vietnam, a été responsable de handicaps monstrueux. Pas moins de 5 600 écoles se situent à proximité des zones concernées par cette autorisation.

Si les enfants ne peuvent plus aller chasser les papillons, ça n'est pas très grave. De toute façon, ça ne les intéresse pas : ils pratiquent la chasse au monstre numérisé sur console de jeu.

Et les insectes ont à ce point disparu qu'en Chine, dans certaines régions, ce sont des femmes qui pollinisent à la main les arbres fruitiers. Bien sûr, on regarde d'un œil distrait les reportages qui racontent cela. On en frémit parfois. Et puis plus rien. Et si les enfants ne peuvent plus aller chasser les papillons, ça n'est pas très grave. De toute façon, ça ne les intéresse pas: ils pratiquent la chasse au monstre numérisé sur console de jeu.

Pourtant, la question se pose de savoir qui a choisi, en conscience, qu'il devait en être ainsi. Le peuple, diront certains. Le peuple qui veut des aliments bon marché, variés, donc une agriculture industrialisée génératrice de pollution. Et puis la mondialisation, qui est un fait et dans laquelle il faut bien surnager par tous les moyens. Mais les choses sont un peu plus complexes. Souvenir d'un reportage en Berry pour l'élection présidentielle de 2007. Sur le marché de Valencay, un homme exprime son désarroi: «Moi, je m'en fiche, de la politique. Tout ce que je demande, c'est de pouvoir emmener mon fils à la pêche et lui apprendre ce que je sais. Mais même ce plaisir-là, on n'y a plus droit.»

En fait, la politique, c'est aussi savoir si l'on va faire en sorte que ce père puisse emmener son fils à la pêche. La politique, c'est se demander ce qui fera le bonheur de ce père, de son fils, et de tous ces gens dont la seule richesse est de profiter d'une douceur de vivre qui ne coûte rien.

Mais les sociétés occidentales ont conçu un système dans lequel chaque petit bonheur doit coûter et rapporter. On baptise donc loisir ce petit bonheur, on le transforme en industrie susceptible de générer des profits parla mise au point d'une technique qui soit la plus performante et on l'intègre à un ensemble de mesures de rationalisation de chaque domaine de l'activité humaine. Dès 1974, le penseur protestant Jacques Ellul avait expliqué tout ce processus par ce qu'il appelait l'idéologie technicienne, le fantasme qui consistait à faire de la technique non plus un outil mais une idéologie censée nous permettre d'améliorer en tout domaine les performances.

La politique, c'est se demander ce qui fera le bonheur de ce père, de son fils, et de tous ces gens dont la seule richesse est de profiter d'une douceur de vivre qui ne coûte rien.

On peut alors occuper ce père et son fils, leur offrir un loisir, tout en vidant leur rivière de ses derniers poissons. On peut laisser les gens sérieux s'occuper de cette nature que les incorrigibles nostalgiques refusent de voir changer. D'ailleurs, la loi d'avenir pour l'agriculture les définit, ces gens sérieux, puisque, à la demande de la FNSEA, ne pourront plus obtenir le statut d'agriculteur actif que ceux qui possèdent un minimum de bêtes et d'hectares. Comme le dit le président de la FNSEA, lui-même industriel des agrocarburants et de l'importation de poulet brésilien à bas coût, «celui qui a deux hectares, trois chèvres et deux moutons n'est pas agriculteur.» Il est vrai que celui-là ne doit pas avoir de quoi acheter du Roundup…

On peut continuer à déplorer la disparition des brochets et des papillons autour d'un repas estival et puis se faire croire que tout cela est le fruit de la fatalité. On peut voter une loi de transition énergétique sans rien changer au système économique qui impose de consommer toujours plus d'énergie, et voter une loi agricole qui achève de tuer les paysans en perpétuant une logique d'industrialisation qui non seulement les fait disparaître, mais somme les survivants de produire à bas coût, en remplaçant les bras par la chimie, pour supporter la concurrence de pays sans normes écologiques et sociales. On peut continuer à nourrir les enfants des écoles ou les malades des hôpitaux avec des produits pollués importés de très loin au nom du mieux-disant financier au lieu de leur offrir des produits cueillis du matin, encore vivants, et récoltés par leur voisin, leurs parents, dans un bassin d'emploi revivifié. On peut croire à la fatalité. Mais on peut aussi penser que les brochets et les saumons, les papillons et les éphémères, sont éminemment politiques.

 

 

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 06:22

 

 

 

Pépone, toujours aussi finaud, a cru bon de contester devant le Conseil d’Etat l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris qui avait confirmé le jugement du tribunal administratif de Melun. Ce tribunal avait prononcé l’annulation de la délibération du conseil municipal qui avait approuvé le Plan Local d’Urbanisme de Pommeuse.

 

Le Conseil d’Etat a rejeté le 14 mai 2014 le recours de la commune de Pommeuse et confirmé l’annulation du PLU.


 

C’est une patate chaude que laisse Pépone à la nouvelle équipe communale.

 

Lors du conseil municipal du 23 mai 2014, les conseillers municipaux ont fait part de leur incompréhension de la décision du Conseil d’Etat. Si la plus haute juridiction administrative confirme l’illégalité, c’est que ce PLU est illégal et qu’il est bien dommage que la commune de Pommeuse se soit entêtée à reprendre le même cabinet d’étude et le même avocat.


 

Le fils d’un agriculteur, bien connu des communes de Pommeuse et Faremoutiers, se plaint de la note des honoraires et de l’argent dépensé à tort et à travers à cause des recours contentieux ! Encore heureux que des associations interviennent et fassent respecter la loi et la défense de l’environnement.

 

Que va-t-il se passer maintenant ? La commune de Pommeuse a l’obligation de prescrire un nouveau PLU.


 

Une réflexion préalable s’impose sur les motifs qui ont conduit à une telle impasse. L’absence de dialogue, le refus d’échanger, un diagnostic insuffisant, des zonages aberrants, et tutti quanti sont parmi les causes de ces échecs successifs.

 

Le POS de 1994 est loin d’être un modèle reconductible. Voyez le camping du Chêne Gris où les prescriptions de ce POS ont été reprises en partie dans le PLU conduisant à son annulation.


 

Souhaitons que la raison et l’équité l’emportent dans le choix des prestataires (cabinet d’étude, avocats etc), que la concertation soit effective et constructive avec la population, qu’un urbanisme raisonné voit le jour et que la préservation des terres agricoles ne soit pas un simple slogan.


 

Un PLU demande de la réflexion, rien ne sert de se précipiter et de recommencer les erreurs antérieures !

 

Aubetin Environnement

 

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 10:29

 

 

http://www.anglet.fr/typo3temp/pics/335a80f8da.jpg

 

Et voila que la nouvelle équipe municipale lance une modification simplifiée du PLU de Mouroux (Pays Briard du 23 mai 2014).

Cette modification vise à permettre la délivrance des permis de construire dans les opérations d’urbanisme autorisées sous le régime du PLU annulé.

C'est-à-dire :

-Création d’un lotissement

-ZAC du plateau de St Blandin

 

Franky le député maire de Coulommiers et célèbre marchand de voitures a du mettre la pression sur la nouvelle municipalité pour faire avancer la ZAC de St Blandin.

 

Pourquoi faire une ZAC à St Blandin alors que celle de Coulommiers n’est pas pleine ?

A St Blandin il n’y a pas de transports en commun. C’est sur; notre député maire préfère la voiture aux transports en commun !!!!

Pourquoi un nouveau lotissement alors que la population de Mouroux est contre l’urbanisation galopante ?

 

L’association prévient les élus de Mouroux que la ZAC de St Blandin n’est pas inscrite sur le SDRIF 2030 approuvé en début 2014.

 

Mesdames, Messieurs les élus de Mouroux, il est grand temps de stoper l’urbanisation galopante et d’écouter enfin les habitants de Mouroux.

 

Enquête plublique sur le projet de PLU de Mouroux :

En regardant les plans du PLU de la commune, l'association c'est aperçu que la nouvelle municipalité continuait de détruire l'environnement. Des terrains agricoles dans le hameau des Parrichets deviennent constructibles. Dans le SDRIF il est bien dit qu'il ne faut pas étendre l'urbanisation des hameaux.

La commune de Mouroux fait tout le contraire. Y-a-t-il des intêrets pour certaines personnes, pour tenter de mettre ces terres agricoles constructibles !!!!

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